Warhammer : Vermintide 2 (2018) - Jeu vidéo
Warhammer : Vermintide 2 (2018)  - Jeu vidéo

Jeu vidéo de Fatshark PlayStation 4, Xbox One et PC Action et FPS 8 mars 2018

Vermintide est de retour – plus sombre, plus sanglant et plus intense que jamais !

Warhammer: Vermintide 2 est la suite du très apprécié Vermintide premier du nom. Le moment est venu de vous replonger dans le massacre coopératif acharné en vue subjective et au système de mêlée viscéral et révolutionnaire se déroulant à la Fin des temps apocalyptique du monde dévasté par la guerre de Warhammer Fantasy Battles.

Nos 5 héros sont de retour pour affronter une menace plus terrible encore – les forces combinées d'une armée du Chaos malveillante et destructrice et de l'infatigable horde des Skavens. Préparez-vous à relever des défis comme vous n'en avez jamais connus alors que vous et votre équipe tenterez désespérément de survivre à cet assaut interminable. Choisissez parmi 15 carrières différentes, grimpez l'arbre de talents, personnalisez votre arsenal pour l'adapter à votre style de jeu unique, frayez-vous un chemin à travers une myriade de niveaux époustouflants, et mettez-vous à l'épreuve dans notre nouveau système d'actes héroïques. Vous et vos alliés êtes le dernier rempart entre la défaite totale et la victoire absolue. Si vous tombez, l'Empire tombera avec vous.

  • Seed
  • :
  • 785
  •  
  • Leech
  • :
  • 275

Warhammer : Vermintide 2 (2018) torrent


Pour télécharger le contenu vous devez installer un logiciel de "Torrents" : Utorrent

Cliquer ensuite sur « Telecharger le Torrent » ci-contre et le téléchargement débutera !

Bande annonce:


C’est la fin des temps, le chaos allié aux skavens attaque massivement l’ensemble de la Terre du Mil… pardon, du Vieux Monde. Les dernières cités s’effondrent, dans un combat désespéré et perdu d’avance. Evidemment, vous êtes au milieu de tout ce bordel pour botter et trancher des culs par milliers, non pas pour sauver le monde, mais pour ajouter à votre collection cette fantastique hache épique à 300 de puissance. Vous arriverez bien à la looter, un jour.

Il y a encore un nain qui respire dans les mines de Karak Gnol !

Esthétiquement le jeu envoie une grosse claque, très fidèle à l’univers Warhammer. On passe des cités gigantesques de l’empire aux ruines elfes et aux mines naines. Le travail artistique derrière chaque décor est irréprochable. Le tout tourne en 60 fps constant sur une config moyenne.

Et plus encore que les décors, c’est l’ambiance qui se dégage de chaque lieu qui sublime le travail des artistes. On a vraiment l’impression que c’est la fin du monde, qu’elle se déroule sous nos yeux impuissants. Pendant qu’on se démène face à des hordes de rats, on voit au fond une cité attaquée par une gigantesque armée du chaos : catapultes, boules de feu, éclairs, dans un grand vacarme on assiste à la chute d’une cité, qui réplique dans un dernier souffle par une salve de boulets et de roquettes contre l’envahisseur. Et puis on finit par entrer dans cette cité en flamme, pour tenter de repousser l’ennemi et de finalement fuir vers le portail de téléportation le plus proche.

C’est frénétique, exigeant, quasiment sans aucun temps mort. Vermintide est souvent assimilé à un l4d-like, ce qui est plutôt vrai, mais il possède sa propre identité. Visuelle d’une part, mais surtout au niveau du game design. On doit, comme dans Left4Dead se rendre d’un point A à un point B tout en résistant à des vagues de monstres de plus en plus puissantes, de boss et d’ennemis spéciaux. Ce qui demande donc d’aller vite et de ne pas s’attarder en chemin.

Ne jamais faire confiance en Ranald (vous comprendrez bien assez tôt)

Ce qui change tout, c’est l’ajout par les développeurs de trois tomes et deux grimoires cachés dans chaque niveau. Porter un tome, c’est se priver de l’unique emplacement pour une potion de vie. Prendre un grimoire, c’est se priver d’un tiers de vie pour l’ensemble du groupe. Bien cachés et difficile d’accès, il faudra en effet subir quelques phases de plateforme compliquées et pas forcément bienvenues dans un FPS. Vous voyez les phases de plateforme dans Dark Souls ? imaginez-les en dix fois pire dans Vermintide. Pourtant, grimoires et tomes seront indispensables pour obtenir de meilleures récompenses de fin de partie. Un score global déterminera en effet le niveau de caisse d’objets que vous obtiendrez à la fin d’une partie. Il est donc important, voire indispensable, de prendre des risques dans une partie pour obtenir de l’équipement viable.

Vermintide intègre un aspect RPG très prononcé : de l’équipement possédant diverses statistiques et puissance, des talents et trois spécialisations pour chaque héros. De plus, le jeu ajoute un système de craft pour créer de nouveau objet, changer les statistiques des armes, etc.

Une Beta officieuse.

Est-ce que le tout est bien équilibré ? pas vraiment. D’une part, s’il y a bien trois classes pour chaque héros, c’est souvent une seule d’être elle qui est viable à haut niveau. Les classes fragiles au corps à corps ont des chances de survies quasi nulles dans les derniers modes de difficulté. Les développeurs sont cependant très réactifs et ont déjà nerfé à la truelle l’elfe et la plupart des classes à distance depuis le dernier patch 1.0.5.

Autre problème : le craft, qui est certes très intéressant mais trop déséquilibré. Avec du craft et beaucoup de farm, vous pouvez tout à fait obtenir d’excellents équipement. Le problème, c’est que ça limite l’intérêt de prendre des risques lors d’une partie pour obtenir de meilleurs coffres à objets. Certains vont même jouer dans les niveaux de difficulté les plus faibles pour farmer rapidement des objets, les détruire pour récupérer les matières premières, pour ensuite crafter des armes et armures puissantes. Alors bien sûr, quand vous êtes bon, avec une équipe de joueurs efficaces, c’est bien plus rapide de prendre des risques pour obtenir de bons objets que de crafter.

Avant dernier point : le stuff joue énormément sur la difficulté, comme dans un hack & slash. Cela signifie que vous ne pourrez évidemment pas commencer dans les derniers niveaux de difficulté, mais aussi que vous roulerez sur absolument tout avec du stuff très haut niveau. Le passage le plus difficile au final, c’est quand vous êtes entre deux niveaux de difficulté : trop puissant pour le niveau inférieur et donc impossible d’obtenir de bons objets, et un peu trop faible pour le niveau supérieur. Sur ce point, ce n’est pas vraiment un défaut pour tout amateur d’hack & slash ou de rpg, ça l’est plus pour un fan de l4d, où il n’y a pas de stuff pour influer sur la partie.

Dernièrement, les bugs. Le jeu est sorti officiellement de la beta le 8 mars, pourtant il y a toujours pas mal de bugs. Sur l’optimisation, le travail est fait, c’est nickel. Par contre, le jeu crash parfois sans raison, se déconnecte des serveurs, fait spawn des ennemis dans des endroits inaccessibles et qui tirent à travers les murs, etc. Rien de catastrophique ou d’injouable, mais ça reste parfois gênant. Heureusement les développeurs enchainent les patchs pour corriger ces problèmes.

Une recette imparfaite mais terriblement addictive.

Oui, le jeu est imparfait, a encore des soucis d’équilibrage, des bugs, etc. Mais qu’il est addictif, qu’il est jouissif ! Certes le contenu est un peu maigre avec ses 13 niveaux 2 à venir en DLC (gratuit pour ceux qui ont acheté le jeu en beta), mais il y a déjà assez de contenu pour jouer une bonne centaine d’heures sans s’ennuyer. C’est nerveux, exigeant, on cherche toujours à obtenir le meilleur équipement possible, à optimiser son héros, à grimper dans les niveaux de difficulté. Et puis cette ambiance apocalyptique … elle me bluffera toujours.

Edit du 6 avril après plus de 150 heures de jeu :

De l’eau a coulé sous les ponts depuis la sortie bêta du jeu, il est temps de donner un avis plus tranché sur le « end game » du jeu, et tout n’est pas rose.

Je me suis sans doute montré un peu trop optimiste il y a un mois dans cette critique. Les développeurs ont certes enchainé les patchs, mais les changements effectués ne sont pas forcément bienvenus.

Concernant les bugs, il y en a toujours autant, si ce n’est plus. Le gattling gun continue de tirer à travers les murs, les spéciaux apparaissent souvent par paire en mode légende, il arrive même parfois de voir trois spéciaux exactement au même endroit (ils sont superposés l’un sur l’autre). Sans compter les vagues d’ennemis qui spawn sans crier gare (normalement un cor retenti au loin pour prévenir le joueur), des ennemis apparaissent littéralement devant nous, comme par magie, et ce n’est vraiment pas drôle quand c’est une patrouille du chaos qui est absolument intuable en Légende. Vous faites une partie, tout va bien, vous gérez, quand tout à coup hop, un boss spawn, puis une patrouille, puis une vague, puis 20 spéciaux. Comme si le jeu disait « hop hop hop mon garçon, il est temps d’arrêter, va plutôt te coucher. » ou plutôt « va te faire foutre, crève » si je n’étais pas poli.

Le problème principal, c’est que dans le dernier mode de difficulté, ce n’est absolument pas équilibré. J’adore la difficulté, oui, mais quand elle est juste. Dark Souls est punitif, exigeant, mais toujours équilibré, toujours juste, on ne se dit pas une seule seconde : « j’ai perdu parce que le jeu a triché » mais plus « j’ai perdu parce que je ne suis qu’une merde ».

Dans Vermintide 2 quand on perd c’est bien souvent à cause du « AI Director », le fameux générateur aléatoire créé par Fatshark. Sauf que ce fameux directeur pète des câbles en faisant apparaitre un nombre hallucinant d’ennemis et en générant des situations qui sont tout simplement impossibles à gagner, même pour les meilleurs joueurs du monde.

Et puis parfois on ne sait pas trop pourquoi, la carte est un peu vide, y a pas un seul boss et on torche la partie.

Sans compter les petits malins qui s’amusent à underclock leur CPU pour avoir moins d’ennemis sur la carte. Et oui, celui qui héberge la partie c’est un joueur et s’il a un CPU peu puissant, le nombre d’ennemis est considérablement réduit. Le plus énervant dans tout ça, c’est cette horde de youtubeurs qui disent « git gud » en solotant le mode Légende, mais qui ne rencontrent pas plus de 2 vagues et 10 spéciaux dans leur partie. C’est sûr qu’en trichant, c’est toujours plus facile.

J’ai également rencontré des soucis de stabilité, notamment de grosses chutes de FPS depuis le dernier patch.

Au final, il reste encore beaucoup de boulot à Fatshark pour rendre son jeu plus jouable dans les derniers niveaux de difficulté. Le jeu reste parfaitement jouable du mode recrue à champion et cette critique s’adresse surtout au mode Légende.